#hobby










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FR: Un peu sur un coup de tête, j ai demandé a ma fille de m’accompagner jusqu a Mulhouse depuis l Ardéche. La France est grande. Ce trajet en train fut long mais le musee est unique.
Pour être honnête même si j’ai beaucoup aimé le musée, la collection échantillons de tissus que l’on peut voir dans le livre aux éditions Tachen “the book of printed fabrics” n’est pas visible dans le musée :-\ , encore en invemtaire.
Le MISE mène actuellement un vaste chantier d’inventaire, de numérisation et de sauvegarde de ses collections, à la suite de la découverte de vols massifs dans ses réserves
Et quand on dit vol massif ( révélé en 2018) c est MASSIF! ! Un seul gars a dilapidé des trésors pour son compte perso pendant 20 ans. Crazy! .. je vais retrouver l’histoire et là rajouter ci dessous :
Donc, de fait si le musée reste très intéressant… quelque chose me dit qu’ il est un peu l’ombre de lui même pour le moment… Sauf pour ces magnifiques plaques… Pure poésie! Vous lisez bien!!! on parle de la disparition d’environ 400 carrés Hermès et de 3 000 livres d’échantillons textiles dérobés de l’intérieur par un système de pillage organisé.Petit bug de la conservation du patrimoine.WoW!
Quand il y a une ampoule dans l histoire on se méfie ou pas? (voir l’article)
”Le directeur du musée, Eric Bellargent, dépose plainte début avril 2018 mais deux semaines plus tard, alors qu’il change une ampoule au Mise, il tombe d’une échelle et se tue. Un accident, conclura l’enquête… Fin avril, son délégué à la conservation, Jean-François Keller, est interpellé et reconnaît le vol des vases ainsi que ceux d’une centaine de carrés Hermès. Mis en examen pour vols et escroquerie, il est incarcéré quelques mois, puis libéré sous contrôle judiciaire”
ANGL: On a spur of the moment decision. I asked my daughter to accompany me from the Ardèche all the way to Mulhouse. France is a big country. The train journey was long, but the museum is truly unique
Actually, even though I really loved the museum, the collection of fabric samples that can be seen in the Taschen book The Book of Printed Fabrics is not actually on display in the museum, the inventory is pending. The MISE is currently undertaking a major project to inventory, digitize, and preserve its collections, following the discovery of massive thefts from its storage facilities.
So, although the museum is still very interesting, something tells me that, for the moment, it is somewhat of a shadow of its former self… Except for these magnificent printing blocks. Pure poetry!
I learmed about the massive theft, I mean MASSIVE!! (It was uncovered in 2018.) One single guy systematically plundered and sold off treasures for his own personal gain for YEARS. Crazy! isn’t it? … and yes, you read that correctly!!! We’re talking about the disappearance of around 400 Hermès scarves and 3,000 books of textile samples, stolen from inside the museum as part of an organized looting operation. A little glitch in the preservation of our cultural heritage. Wow! At the end of April, the head of conservation, Jean-François Keller, was arrested and admitted to stealing the vases as well as around one hundred Hermès scarves. Charged with theft and fraud, he was imprisoned for several months before being released under judicial supervision.”
“The museum’s director, Eric Bellargent, filed a complaint in early April 2018, but two weeks later, while changing a light bulb at the MISE, he fell from a ladder and died. An accident, the investigation concluded…When there’s a light bulb involved in a story like this, do we get suspicious or not? (see the article)
At the end of April, his head of conservation, Jean-François Keller, was arrested and admitted to stealing the vases as well as around one hundred Hermès scarves. Charged with theft and fraud, he was imprisoned for several months before being released under judicial supervision.”

Du rêve en plaque ^_^
FR: Une culture du motif où le dessin, la couleur, la technique d’impression et la possibilité de réinterprétation sont indissociables.
À l’origine, le musée est presque une « bibliothèque de motifs » L’histoire commence bien avant la création officielle du MISE.
En 1833, les industriels de Mulhouse, réunis au sein de la Société industrielle de Mulhouse (SIM), commencent à conserver leurs propres productions textiles. Mais ils ont une idée beaucoup plus ambitieuse : rassembler également des textiles, dessins et échantillons provenant d’autres régions et d’autres époques.… et ceci pas seulement pour préserver le patrimoine. Leur objectif est très concret : donner aux dessinateurs et aux fabricants une immense source d’inspiration. C’est cette collection qui conduit à la création, en 1857, du Musée du Dessin industriel.
C’est assez extraordinaire quand on y pense : le musée est constitué, dès le départ, comme une sorte de bibliothèque visuelle professionnelle, où un dessinateur peut venir regarder comment les autres ont construit un motif. Il raconte donc à la fois l’histoire de l’industrie, l’histoire des techniques et l’histoire du goût et des motifs.
On y trouve des indiennes et tissus imprimés, des dessins préparatoires, des livres d’échantillons, des planches d’impression, des machines, des archives industrielles, des textiles du monde entier, des créations contemporaines.
ENGL: A culture of pattern-making in which drawing, colour, printing techniques and the possibility of reinterpretation are inseparable.
Originally, the museum was almost a “pattern library”. Its history begins well before the official creation of the MISE.
In 1833, the industrialists of Mulhouse, brought together within the Société Industrielle de Mulhouse (SIM), began preserving their own textile productions. But they had a much more ambitious idea: to also bring together textiles, drawings and samples from other regions and other periods.
And this was not simply about preserving heritage. Their aim was very practical: to provide designers and manufacturers with an immense source of inspiration. It was this collection that led to the creation, in 1857, of the Musée du Dessin Industriel (Museum of Industrial Design).
It is quite extraordinary when you think about it: from the very beginning, the museum was conceived as a kind of professional visual library, where a designer could come and study how others had constructed a pattern. It therefore tells the story not only of the textile industry and its techniques, but also of the evolution of taste and pattern design.


FR: Voici les matrices d’impression en bois, garnie d’éléments métalliques en relief ((laiton ou cuivre) enfoncés à la main, destinée à l’impression textile ou papier…. XIX iem
ENGL: Almost on a whim, I asked my daughter to come with me all the way from the Ardèche to Mulhouse. France is a big country. The train journey was long, but the museum made it entirely worthwhile.


Accompagnatrice de choix
Les carrés Hermes du MISE

Print on a ” carré Hermes”
FR: Le MISE entretient avec Hermès une relation ancienne, qui commence en 1974. La maison commence alors à donner régulièrement des carrés au musée. Le premier don important est constitué de 24 carrés. Puis les dons se poursuivent au fil des années. La collection finit par dépasser 500 références, faisant du MISE le Musée de France qui possédait la collection de carrés Hermès la plus complète. Ce n’est donc pas simplement une exposition consacrée à Hermès. Les carrés sont entrés dans les collections du musée comme des documents permettant de raconter l’évolution du dessin textile et de la création contemporaine. Et c’est assez logique historiquement: le carré Hermès est lui-même l’héritier de cette longue histoire de l’imprimé, du dessin, de la gravure, de la couleur et de la répétition
Les carrés Hermès sont encore plus intéressants lorsqu’on les regarde non pas comme des accessoires de luxe, mais comme des objets de design graphique et textile.Ce n’est pas simplement une illustration imprimée sur un foulard. C’est une image construite couleur par couleur, presque comme une partition, puis recomposée par l’impression selon le principe de la sérigraphie. … pas celui d’une impression numérique où l’on peut demander à une imprimante de mélanger quatre encres pour reproduire des millions de couleurs. Dans la sérigraphie traditionnelle du carré, chaque couleur est déposée séparément…. même si Aujourd’hui, ces informations sont ensuite numérisées, mais le principe de séparation reste celui de l’impression traditionnelle. Chaque calque correspond à ce qu’on appelle une séparation de couleur. Et chaque séparation devient ensuite un écran de sérigraphie différent.
Hermès indique qu’un carré demande en moyenne 25 à 30 couleurs, mais que les modèles les plus complexes peuvent atteindre 48 nuances. Hermès possède une bibliothèque gigantesque de couleurs. La maison indique aujourd’hui travailler à partir de plus de 75 000 nuances
Du dessin au textile
Tout commence par un dessin pluotôt qu’un motif textile. Le point de départ est généralement une œuvre originale réalisée par un artiste ou dessinateur. Le premier carré, Jeu des Omnibus et Dames blanches, date de 1937. Depuis, plus de 2 000 dessins de carrés ont été créés. Hermès travaille avec des artistes très différents, certains venant du monde de l’illustration, de la peinture, du graphisme ou du dessin. Le dessin doit cependant être pensé pour devenir un objet textile. Cela signifie qu’il faut anticiper: la composition dans un carré les contours, les zones de couleur , les superpositions, les ombres, les dégradés, les détails extrêmement fins et surtout la manière dont chaque élément pourra être imprimé.
C’est là que commence le véritable travail de transformation du dessin en textile, là que commence le véritable travail de transformation du dessin en textile.
Une fois le dessin accepté, il arrive entre les mains du graveur textile. Son rôle est de prendre l’image finale et de la déconstruire. Hermès explique que le dessin original est repris à taille réelle et que le graveur le trace manuellement sur des films transparents. Le travail du graveur est donc beaucoup plus complexe que du simple décalquage Le graveur doit notamment restituer les contours, les différentes profondeurs, les ombres, les lumières, les dégradés, les détails les relations entre les couleurs.
Hermès réédite régulièrement certains dessins historiques dans de nouvelles colorations. La maison présente par exemple ses “Carrés de toujours”: comme des dessins patrimoniaux réédités dans des colorations différentes. Le dessin et la palette sont deux niveaux différents de création.

ANGL: The Musée de l’Impression sur Étoffes (MISE) in Mulhouse has maintained a long-standing relationship with Hermès, dating back to 1974. The house began donating Carrés to the museum on a regular basis, with the first major donation consisting of 24 scarves. The donations continued over the years, and the collection eventually grew to more than 500 references, making the MISE the Musée de France with the most extensive collection of Hermès Carrés.
This is therefore not simply an exhibition devoted to Hermès. The Carrés entered the museum’s collections as documents that help tell the story of the evolution of textile design and contemporary creation. And this makes perfect historical sense: the Hermès Carré is itself the heir to a long tradition of textile printing, drawing, engraving, colour and repetition.
The Hermès Carrés become even more fascinating when viewed not simply as luxury accessories, but as works of graphic and textile design. A Carré is not merely an illustration printed onto a scarf. It is an image constructed colour by colour, almost like a musical score, and then recomposed through the printing process using the principles of screen printing.
This is quite different from digital printing, where a printer can combine a limited number of inks to reproduce millions of colours. In traditional Carré screen printing, each colour is applied separately. Although the process has now been partly digitised, the principle of colour separation remains rooted in traditional printing methods.
Each layer corresponds to what is known as a colour separation, and each separation is then used to create a separate screen for the printing process.
Hermès states that a Carré requires an average of 25 to 30 colours, while the most complex designs can reach as many as 48 shades. The house has an enormous library of colours and currently works with more than 75,000 different shades.
It all begins with a drawing rather than a textile pattern.The starting point is usually an original artwork created by an artist or designer. The first Hermès Carré, Jeu des Omnibus et Dames Blanches, dates from 1937. Since then, more than 2,000 Carré designs have been created. Hermès has collaborated with artists from many different backgrounds, including illustration, painting, graphic design and fine art.
The drawing must nevertheless be conceived with its transformation into a textile object in mind. This means anticipating the composition within the square, the contours, areas of colour, overlaps, shadows, gradients, extremely fine details, and above all, the way in which each element can actually be printed.
This is where the true transformation of a drawing into a textile begins: once the design has been approved, it is passed on to the textile engraver. Their role is to take the finished image and deconstruct it.
Hermès explains that the original drawing is reproduced at full scale and that the engraver manually traces it onto transparent films. The engraver’s work is therefore far more complex than simply tracing an image. They must reconstruct the contours, different levels of depth, shadows, highlights, gradients, details, and the relationships between colours.
Hermès also regularly reissues historic designs in new colourways. The house’s Carrés de toujours, for example, bring heritage designs back to life in different colour combinations. The drawing and the colour palette are therefore two distinct levels of creation
Jadore celui ci :
FR: J’ai vula série”the gilded age”. Des motif botaniques raffinés d’inspiration victorienne, associant des feuillages sinueux, des fleurs stylisées et un ornement évoquant le damas, dans un élégant motif en répétition continue.
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ENGL: I saw the “gilded age” serie. Refined botanical motifs inspired by the Victorian era, combining sinuous foliage, stylized flowers, and damask-inspired ornamentation in an elegant seamless repeat.





illustration de circonstance ( not from “the gilded age”)
image from atelier nostalgia
juste pour la beauté
FR: Quoi qu’ il en soit on fera une distinction entre « Gilded Age » historique et « The Gilded Age » série HBO. Pour le moment je suis sous le charme esthétique du “the gilded age” de la série. J’aime ce vocabulaire historique réinterprété avec une opulence théâtrale et une sensibilité chromatique plus contemporaine. La série re-visite l’époque plutôt qu’elle ne la reproduit de manière strictement documentaire. La costumière explique, d’ailleurs elle-même, avoir pris des libertés créatives pour produire des costumes plus spectaculaires à l’écran.
J’ai regroupé quelques uns des magnifiques motifs de la série
ENGL: In any case, we should distinguish between the historical Gilded Age and The Gilded Age, the HBO series. For now, I’m completely captivated by the series’ aesthetic interpretation of the Gilded Age. I love this historical vocabulary reinterpreted through theatrical opulence and a more contemporary color sensibility. The series interprets the period rather than reproducing it in a strictly documentary way. The costume designer herself has explained that she took creative liberties in order to create costumes that would appear more spectacular on screen.
I’ve gathered together some of the beautiful patterns and motifs featured in the series.
FR: Les robes, papiers peints, rideaux, tapis, tissus d’ameublement et décors intérieurs dialoguent constamment!
En arrière plan, des rideaux damassés. Au moyen plan des fauteuils à motif floraux et tapis à motifs parfois géométriques. Au premier plan, des robes florales..creant une impression de maximalisme controlé.
Partout, il a des motifs somptueux, tactiles et décoratifs, avec une prédilection pour les velours dense, profond, absorbant la lumière, des soies et satin brillants, fluides, parfois irisés, des taffetas plus rigides, avec beaucoup de tenue et de volume, des brocarts et jacquards en motifs intégrés dans le tissage plutôt qu’imprimés, les damas floraux ou arabesques souvent ton sur ton, des dentelles et tulles utilisés en géniales superpositions, des tissus moirés, donnant un effet ondulant … bref des design floraux a l infini!
La costumière Kasia Walicka-Maimone explique notamment avoir fait fabriquer certains velours pour obtenir deux dimensions de couleurs, et avoir utilisé des taffetas irisés dont la couleur change avec la lumière below the line
Dans The Gilded Age, le décor fonctionne beaucoup par stratification: des grands motifs, des motifs secondaires, des textures, galons, frange, surface unie
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The dresses, wallpapers, curtains, carpets, upholstery fabrics, and interior settings are in constant dialogue with one another.
In the background, damask curtains. In the middle ground, floral-patterned armchairs and carpets featuring sometimes geometric motifs. In the foreground, floral dresses — creating an impression of controlled maximalism.
Everywhere, there are sumptuous, tactile, and highly decorative textiles, with a particular predilection for dense, deep velvets that absorb the light; glossy, fluid silks and satins, sometimes with an iridescent quality; more structured taffetas with plenty of body and volume; brocades and jacquards, where the patterns are woven into the fabric rather than printed; floral or arabesque damasks, often in tonal combinations; lace and tulle used in beautiful layers; and moiré fabrics, creating a rippling, shifting effect… In short, an endless array of floral designs!
The costume designer, Kasia Walicka-Maimone, explains that she had some of the velvets specially made to achieve a two-dimensional color effect, and also used iridescent taffetas whose colors shift with the light.
In The Gilded Age, the interiors rely heavily on layering: large-scale patterns, secondary motifs, textures, trims, fringe, and areas of solid color.
Comme Bridgerton ?




FR: Esthétiquement, on pense assez vite à comparer The gilded age à l’univers de Bridgerton … pourtant malgré la part d’interprétation des décors, dans “the gilded age”, on pressent moins d’anachronismes des couleurs … disons … de bonbonnières ou plus exactement cette palette « pastel sophistiquée »car il ne s’agit pas simplement de « couleurs pastel », la palette possède souvent une base légèrement grisée ou blanchie, ce qui lui donne cette impression de douceur et de raffinement (bleu poudré bleu gris vert sauge vert amande rose poudré rose blush lavande lilas jaune beurre crème, vieux rose). A noter que dans cette palette, le blanc est extrêmement important (ivoire, crème, blanc cassé, champagne). Ces neutres servent de respiration entre les couleurs.
bref une palette a la fois historiquement encrée et volontairement idealisée. D’autant que dans le cas de bridgerton chaque famille possède son propre « branding » chromatique dont la série utilise beaucoup cette opposition: Bridgerton (bleus, verts, blancs, argentés) et Featherington (jaunes, oranges, roses, verts chauds)
Le code couleur de Bridgerton est presque aussi important que les motifs : il participe directement à la construction des personnages, des familles et de l’atmosphère. Il est surtout beaucoup plus pastel, lumineux et poudré que celui de The Gilded Age.
Les deux séries puisent dans un vocabulaire historique très ornemental, mais elles le traitent de manière assez différente. Gilded Age est plus riche, dense, structuré et textile. Bridgerton est plus léger, romantique, floral et fantaisiste.
Dans Gilded Age, le motif semble souvent construit comme une architecture décorative. il a une certaine gravité. Il donne l’impression d’avoir été tissé, brodé ou imprimé sur un textile ancien. Il est a la fois ornamental, dense, superposé et structuré. Il remplit tout l’espace.
les couleurs dominantes somt les bordeaux, vert profond, bleu, or. La palette est faite de tons riches de “jewel tones” et terre. les valeurs sont moyenne à sombre. Les neutres sont des beige, brun, crème, bois sombre … on a une impression d opuplence
Dans Bridgerton, au contraire, le motif romantique aéré et délicat paraît davantage illustratif et narratif. Il laisse davantage respirer le fond. On retrouve beaucoup de fleurs isolées , de bouquets, de petites branches, d’oiseaux, de papillons, de paysages ou scènes de jardin, de motifs inspirés des chinoiseries. Le motif peut donner l’impression d’un jardin qui aurait été peint sur le tissu ou le papier peint.
La palette est, nous l’avons vu, pastelle poudrée, de valeurs claires et saturation moyenne avec des temperatures plutot froides aux quelques accents chauds. Les couleurs dominantes somt le bleu, rose et vert.
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ENGL: Aesthetically, it is quite natural to draw a comparison between The Gilded Age and the world of Bridgerton. Yet, despite the degree of creative interpretation in the sets of The Gilded Age, we sense far fewer color anachronisms — or, to put it another way, far less of that confectionery-like quality found in Bridgerton’s sophisticated pastel palette.
It is important to note that this is not simply a matter of “pastel colors.” The palette often has a slightly greyed or whitened base, which gives it that characteristic sense of softness and refinement: powder blue, blue-grey, sage green, almond green, dusty pink, blush pink, lavender, lilac, butter yellow, cream, and old rose.
White is also extremely important within this palette — ivory, cream, off-white, champagne. These neutrals provide breathing space between the colors.
In short, it is a palette that is both historically grounded and deliberately idealized. In Bridgerton, each family even has its own chromatic “branding,” and the series makes extensive use of this opposition: the Bridgertons are associated with blues, greens, whites, and silvery tones, while the Featheringtons are associated with yellows, oranges, pinks, and warmer greens.
The color coding in Bridgerton is almost as important as the patterns themselves: it directly contributes to the construction of the characters, the families, and the overall atmosphere. Above all, it is much more pastel, luminous, and powdery than the palette of The Gilded Age.
Both series draw from a highly ornamental historical vocabulary, but they treat it in quite different ways. The Gilded Age is richer, denser, more structured, and more textile-driven, while Bridgerton is lighter, more romantic, floral, and whimsical.
In The Gilded Age, the pattern often seems to be constructed like decorative architecture. It has a certain gravity. It gives the impression of having been woven, embroidered, or printed onto an antique textile. It is simultaneously ornamental, dense, layered, and structured. It fills the entire space.
The dominant colors are burgundy, deep green, blue, and gold. The palette is built around rich jewel tones and earthy hues, with medium to dark values. The neutrals include beige, brown, cream, and dark wood tones. The overall impression is one of opulence.
In Bridgerton, by contrast, the romantic, airy, and delicate pattern feels more illustrative and narrative. It allows the background to breathe. We see many isolated flowers, bouquets, delicate branches, birds, butterflies, landscapes or garden scenes, as well as chinoiserie-inspired motifs. The pattern can give the impression of a garden painted directly onto fabric or wallpaper.
As we have seen, the palette is soft and powdery, with light values and medium saturation, generally leaning toward cooler temperatures with a few warm accents. The dominant colors are blue, pink, and green.


FR: Les deux univers sont infiniment inspirant pour “une faiseuse de motifs”.
* motif ornemental en forme de branche végétale qui s’enroule en spirale ou en volute, le plus souvent garni de feuilles, de fleurs ou de fruits.
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ENGL: Both worlds are endlessly inspiring for a pattern designer.
* A decorative botanical motif in the form of a branch that curls into a spiral or scroll, usually adorned with leaves, flowers, or fruit.
#hobby

oops ‘ on verra ‘ et pas ‘ on verre’










Hobby … next to illustration & pattern design …



Dans le jardin


un pommier d’amour

Le cloître Saint-Trophime de l’ancienne cathédrale d’Arles date du XIIe et du XIVe siècle. Il est classé monument historique depuis 1846. Il est également inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des monuments romains et romans d’Arles depuis 1981.
Cet été, le cloitre abritait les expos – ÉLOGE DE LA PHOTOGRAPHIE ANONYME – TRAVERSÉE DU FRAGMENT MANQUANT des rencontres de la photographie 2025.
et regardez ces beautés de feuilles d’acanthes!











Les chapiteaux végétaux de la galerie septentrionale, se développent sur le schéma du chapiteau corinthien. Le feuillage ainsi que les finitions sont soignés et uniques: aucun chapiteau ne se répète. Par exemple, sur un chapiteau les trous de foret sont cylindriques alors que sur l’autre les trous de foret se prolongent en goutte d’eau. Ces finitions permettent de différencier le travail des ornementistes œuvrant sur les feuilles d’acanthe et celui des imagiers décorant les fleurons et les crochets des volutes des chapiteaux historiés (ne se limite pas à un décor géométrique ou végétal, mais qui représente une scène narrative 🙂 Ici aussi, il serait possible d’imaginer que plusieurs personnes aient pu travailler sur le même chapiteau.
il y a des chapiteaux à décor ornemental (feuillages, palmettes, entrelacs, animaux fantastiques décoratifs) et des chapiteaux historiés (scènes figuratives qui transmettent un récit ou un message).
Là où il y a des acanthes, je suis charmée.. Si un lion ou Isaac se cache au milieu, c’est encore mieux!

simple flowers & subtle lines
Le long de la voie verte, on dirait qu’il n’y a rien. Rien d’autre que des herbes folles grimpées par des liserons sauvages dont les racines grattent le noyau terrestre, des ronces, des envers de maisons et des jardins débarras. Or, en regardant bien, planquées en ce bazar, il y a des versions sauvages de fleurs sans envergure qui, lorsqu’on les approche, surprennent et montrent de jolies découpes à croquer.










MY FAV!



La pivoine est originaire de Chine, où elle est appelée la « fleur du roi » (王花 wáng huā). Elle symbolisait la richesse, la noblesse, et le pouvoir impériale. Lors de l’importation au Japon (via le bouddhisme et les échanges culturels), elle a conservé cette image de fleur luxueuse et prestigieuse, appréciée par l’élite japonaise. Elle s’est parfaitement intégrée dans l’univers esthétique japonais qui valorise le raffinement et l’élégance saisonnière.








